• Exsurgence du Bial 2011

     

    Exsurgence du Bial 2011

     

    Commune de: Espagnac saint Eulalie, LOT 46

    Coordonnées : 1° 52’ 27.2’’ E ; 44° 35’ 24.2’’ N

    Altitude : 174m

    Type de sol : Calcaire J1 Bajocien.

     

    Exsurgence du Bial 2011

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                                 Photo Brice MAESTRACCI.                                                                                                                                                                                                                                                                                                        Photo Frédéric VERLAGUET.

     Exsurgence du Bial 2011

     Photo Christian KUPIEC.

     

    EXPLORATIONS 2011

     

     

    # 11/11/2011: CABRIT Eric, DEIT Christian, DELPECH Thomas, FERCHAUD Philippe, GELOS Eric, HENAFF Claire et Yvon, KUPIEC Christian, MAESTRACCI Brice, RUIZ Michel, SOULAYRES Jean-Luc, VERLAGUET Frédéric, WATIEAUX Claude, Voyou.

        Ça y est, La grande équipe est réunie afin de créer une entrée pérenne à l’exsurgence du Bial.

        Après plusieurs mois de tractations auprès de la mairie et de préparations diverses, nous sommes treize courageux venants du pays Basque, des Pyrénées et de l’Occitanie.

       Ce collectif "prestigieux" a rendez-vous au Bial pour 10h00. Beaucoup de matériel a été mobilisé puisque nous avons : un compresseur de chantier, un perforateur TG11 avec ces fleurets de 2.4m, deux perforateurs sous-marins, des pompes, des groupes électrogènes, des explosifs en quantité, le matériel de plongée et surtout l’envie d’en découdre et de partager un bon moment d’amitié.

       Première tache, Jean-Luc, Paco et Christian D mettent en place le pompage tandis qu’avec Brice nous commençons à plonger afin de rouvrir le passage menant à la salle derrière la paroi d’entrée. Il y a beaucoup de travail car les crues hivernales ont tout rebouché ! Coté pompage, le niveau baisse de 2cm par heure. Il est donc décidé d’arrêter car ce n’est pas moins de 4m qu’il faut rabattre et à ce rythme là : oh secours !

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        Coté excavation, après 1h45 le passage est tout juste possible sans rien d’autre que le narguilé. Il faudrait encore évacuer beaucoup de graviers et de blocs pour évoluer en sécurité.

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       Vers 12h30 Frédo, Coco, Eric G et les Hénaff arrivent. Ils sont suivis de peu par Philippe et Eric C qui tractent le compresseur. Celui-ci a faillit prendre feu lors du trajet en raison des freins qui se sont bloqués !!

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          Toutes les activités cessent et nous nous occupons du vieux Monsieur qui n’a pas servit depuis 10 ans. Nous le plaçons au plus prés car nous sommes un peu juste au niveau du tuyau.

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       Puis, nous partons démonter deux batteries sur nos véhicules afin de créer les 24V nécessaires au démarreur. Il tousse, fume re-tousse puis démarre !! Super, je commence à forer la paroi, puis les experts Basques Coco et Eric G prennent le relais dans une fumée opaque.

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         Frédo va rapidement trouver la solution, le compresseur aspire ses propres gaz d’échappement et les envoie au perfo ! Une fois l’aspiration déportée et le filtre à air enlevé, tout le monde respire mieux.

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         Après deux heures et demie, le premier trou est foré en diamètre 32mm sur 2.4m. La charge de 1kg de dynamite doit coucher une paroi de la fissure repérée de l’autre coté dans la salle. Ceci nous ouvrira une " porte" en pleine paroi au dessus de la trémie d’entrée. A partir de là, nous serons en sécurité permanente pour aller venir.

         Entre temps Madame le Maire vient nous rendre visite et admirer le travail en cours.

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        Puis attention à la mine ! 3.2.1 Boummmmmm !!! Le caméscope de Christian K a survécu ! Nous laissons les gaz se dissipés avant d’aller voir. Tir terminé !

       A l’intérieur du forage tout est broyé et une grande lézarde se prolonge sur la paroi. J’espère que la puissance du tir est passée derrière et qu’il n’a pas trop fait canon. Je plonge dans la foulée et rien, même pas une écaille n’a bougé de l’autre coté.

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        Tout le monde est dépité ! De plus, il commence à faire nuit et faim malgré la pause jambon du père Cabrit à 14h30. Le rangement commence, mais je repars plonger 35min afin de sortir une topographie entre le forage et la fissure. Ce fût pénible car la visibilité est nulle à ce moment là et il est très difficile de lire les instruments et surtout de reporter les données sur l’ardoise.

        Nous rentrons au gîte d’étape de Ste Eulalie, loué à la Mairie.

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        L’apéro est en route nous commençons à rentrer les données dans Vtopo. Mais ce fichu logiciel ne veut pas me faire remonter à la profondeur 0m, donc il faudra tricher un peu.

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       Cette topo nous permet de savoir la distance précise entre le tir et le flanc de la faille. Il y a 2.3 de paroi à coucher ! Nous ne passerons pas ou alors à grands frais.

       Sur ce, nous attaquons la sauce préparée gentiment par les Hénaff. Elle fût particulièrement appréciée de tous.

      S’en suit de multiple discutions sur les solutions et la stratégie à adopter pour réussir notre mission. Puis Frédo présente son french Kiss, et Yvon donne à Coco sur super magasine Vintage! Puis nous allons au lit.

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     # 12/11/2011: CABRIT Eric, DEIT Christian, DELPECH Thomas, FERCHAUD Philippe, GELOS Eric, HENAFF Claire et Yvon, KUPIEC Christian, MAESTRACCI Brice, RUIZ Michel, SOULAYRES Jean-Luc, VERLAGUET Frédéric, WATIEAUX Claude, Voyou.

        De bon matin, déjà devant la topo ! Il faut passer par les étroitures basses et les miner afin de les agrandir. Par contre cela impose du forage sous-marin. Je vais pouvoir enfin tester mes jouets et le fleuret de 16x450 donné amicalement par Besson Michel.

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       Comme je connais comme ma poche les passages et que la visibilité est toujours mauvaise, je prends l’option de vider un conduit remplit de cailloux afin de passer par celui-ci. Comme nous sommes nombreux, Frédo évacue les gravas dans l’alcôve d’entrée, pendant que derrière je creuse le boyau. Après 30min, je peux toucher ses pieds et au bout d’une heure ça passe mais sans rien sur soi.

        Un virage et un bec rocheux entravent encore le passage, donc nous allons les éliminés ! Le TG5 est prêt et je commence le forage.

       Les sensations et le bruit sont démoniaques ! Les vibrations coupent la respiration et coincent la glotte tandis que le claquement des bulles martyrise les oreilles et les sinus. Je suis obligé de couper le perfo pour pouvoir respirer ! Je comprends maintenant ce que ressentent des pièces de détendeur plongées dans un bac à ultrasons !!

        En deux tirs, le passage est ouvert et sécurisé. Coco prend le relais afin de réduire la première étroiture. Pour cela, il fore deux trous et il comprend ainsi ce que j’ai enduré !!!! Boummm, vérification et rangement direction le gîte car la journée est déjà finie.

        Ce soir, nous allons dîner chez Pascal Poingt qui organise un stage recycleurs dans le Lot.

        L’apéro et le repas sont bien animés et cela fait plaisir de revoir les copains.

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    Photos de cette partie Brice MAESTRACCI.

     

    # 13/11/2011: DELPECH Thomas, FERCHAUD Philippe, WATIEAUX Claude, Voyou.

       A part Coco, Philippe et moi, tout le monde va plonger au Ressel afin de profiter des conditions pour découvrir et essayer du matériel.

       Avec Coco, nous plongeons au Bial pour se promener et profiter du paysage. Coco ne connaît pas mais il est motivé par les vidéos et les dires des initiés !

       Je passe en premier avec le narguilé qui nous servira de fil d’Ariane sur les 10 premiers mètres. Je rentre et attache le narguilé au fil en place, puis Claude arrive.

       Je l’aide à mettre ses palmes puis nous partons. La visibilité est en dessous des 50cm, arrivé à mi S1, il fait demi-tour car il ne le sent pas (respect).

       Je continue donc mon chemin et pars faire ma ballade. A la sortie du S1 paf 20m de visibilité !!Dommage pour le Coco me dis-je.

       Direction le S2, dès le début la sensation d’apesanteur m’envahit car il n’y a pas d’eau, enfin si mais je ne la vois pas tellement il y a de visibilité ! Je sécurise les jonctions de fils avec des deltas en vue des futures plongées de ceux qui ne connaissent pas.

       Un petit coup d’œil à l’entrée du boyau de la première, puis direction le "large". Une véritable féérie, je suis à -14m et je vois les plafonds et la surface par endroit.

       Arrivant à la fin des volumes, ma mission commence. Cette partie me pose question depuis un an. Elle est bizarre autant sur la topo qu’en réalité. J’observe la diaclase à droite où part la suite de Jean-Luc Siriex et Jean-Louis Fantoli puis je vois en paroi des cannelures d’érosion !? Il doit y avoir une arrivée supérieure quelque part.

       Je fais surface dans une diaclase salle de 12m de hauteur couverte d’argile. Les cannelures sont bien présentes, mais je ne discerne aucun départ ou cheminée. Pour en avoir le cœur net, je gueule un bon coup Ohhhhhh. L’écho me répond "Ta gueule" franchement. Super, cela continu mais en haut d’une fissure à plus de 5m de haut et il faut escalader en opposition.

       Bon je vais essayer. Déjà, j’ai du mal à trouver des redents pour poser le matériel, puis j’attaque. Au début, l’argile des parois colle donc tout va bien, puis elle se ré humidifie à mon contact et à partir de ce moment c’est "Holiday on ice". Je manque de tomber à plusieurs reprises et me coince volontairement pour éviter la chute. Cette opposition n’est pas facile car la fissure n’a une largeur que de 25 à 40 cm au plus. De ce fait, la résultante des efforts est quasi verticale donc je glisse vers le bas. J’arrive enfin à m’en sortir et je découvre la suite de cette nouvelle partie du réseau semi actif.

       Il se développe au gré d’une fracturation en diaclase. Le parcours est ponctué de marmites gigantesques, de passages en hauteur, de fissures, de cheminés. Au pied d’une d’elles, je trouve des dents d’herbivores (sûrement mouton ou chèvre) et des résidus de bois carbonés. Et, pour finir au bout de 175m estimés, un lac, enfin une vasque magnifique ! Une fois dans l’eau, celle-ci déborde dans un boyau et chute quelques mètres plus loin dans une cascade que j’entends. Comme j’étais en visite touristique, pas de compas, pas d’ardoise donc une topo de mémoire ou croquis d’exploration sera quand même réalisé. Aller, je me presse de ressortir. Quelle ne fût pas ma surprise de trouver mon Coco dans l’inter S1/S2 !!??

    "Mon Toto on est dans la merde ! Je n’ai pas trouvé la sortie et je butte dans des passages où le casque ne passe pas ! ".

     " Heu ouai, ok, je vais allez voir si ça passe, je sors si je peux, je préviens les copains et je reviens te chercher ok".

     "Ok".

        La visibilité est de 25cm à nulle, je trouve le narguilé, puis l’étroiture de sortie et je sors.

       Je retrouve Eric C qui film (ça a son importance) et Brice. Je leur explique que Coco est derrière le S1 depuis une heure et qu’il n’a pas trouvé la sortie. Je pose une bouteille et repars le chercher. Arrivé au contact, je le rassure et nous convenons vu le gaz disponible qu’il aille faire un petit tour dans le S2 (20min). Au passage, il escalade la cheminé aux racines qui finalement queute dans de l’argile. Une fois de retour les yeux grands ouverts et des images plein la tête, nous enchaînons le S1. Je m’engage dans le passage et Coco me tient les palmes.

       Je sors et surprise, il y a toute la troupe.

     "Alors, il est où" ?

     "Et bien juste derrière"

     "Putain ça fait une heure que l’on vous attend, ne vous voyant pas sortir, nous nous sommes inquiétés" !

       Coco sort enfin, puis les explications commencent. Une mésentente s’est produite, Brice a compris que Coco était dans le S1 et qu’il s’était perdu et que je partais le chercher !

       Enfin après le stress, la joie de la première l’emporte. Puis tout le monde se presse de partir car cinq heures de route les attendent.

       Merci à tous pour avoir répondus présent et vous être autant investit. Merci à Claire pour la sauce, à Frédo pour le fromage, à Eric C pour le jambon et à Pascal pour le dîner.

       Merci au copain d’Eric C pour le prêt du compresseur, à Jean-Luc pour la pompe, à Philippe pour le transport du compresseur.

       Et des remerciements particuliers à Madame Bagréaux Maire de la commune pour sa confiance répétée et sa gentillesse.

       Que l’aventure continue………

     

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    # 27/11/2011: DELPECH Thomas, FERCHAUD Philippe, SOULAYRES Jean-Luc, Voyou.

        Rendez-vous à 11h00 au Bial. La mission du jour est simple : équiper l’escalade avec des marches et corde, faire la topo de la première, jeter un masque dans le siphon terminal et pour finir sécuriser la première d’août 2010 !!! Un beau programme non ?

        Philippe a conditionné les 3 batteries de 7Ah/36V, Jean-Luc a préparé la corde et la Gopro et pour ma part, les amarrages, les mèches, les marches, les outils, le piquet et fil. Nous serons chargés !

        Nous arrivons à 10h00 avec Voyou et partons prospecter en surface et faire un peu de radiesthésie. L’évolution dans le Barthas est très peu aisée car la végétation est rase et le dénivelé important. Après 45 minutes, je redescends car Jean-Luc m’appelle. Bilan, rien à signaler du coté gauche du massif.

       Nous commencions à porter le matériel quand Philippe est arrivé. Nous faisons le point sur la topo et la mission, puis nous nous changeons et à l’eau. Le niveau est encore très bas et le moindre mouvement trouble l’eau. Nous avons convenu que Jean-Luc passerait le premier pour y voir un peu. Il part avec bi 7,5 en latéral + les marches et le pack batteries. En ce qui me concerne, 3x6 litres alu + un kit bien remplit avec corde, perfo, amarrages et autre massette. De plus, je suis chargé de filmer avec la GoPro !

        Je fais le S1 avec quasiment 50cm de visibilité car Jean-Luc lève les sédiments comme la “phacochère team” !! L’inter S1/S2 est assez éprouvant avec tout ce matériel, puis enfin le S2. La visibilité est de l’ordre de 12m. Nous faisons une halte car Jean-Luc à un problème de masque, ensuite arrêt au croisement de la première d’août/volumes où je pose un relai. S’en suit la partie profonde dans laquelle, j’ai du mal à suivre Jean-Luc car mon sac me freine énormément. A un moment JL coule à pic ? L’inflateur de son nouveau harnais latéral vient de se faire la malle ! Ensuite, je dois le stopper car il est allé trop loin. Et oui, il n’y a pas de fil vers la première pour éviter le piratage !!!! Vous rigolez, mais en janvier 2010, deux jours après notre travail de réouverture, une personne sans respect ni honneur essaya en vint de plonger !! Merci dame nature d’avoir gardé la porte.

        Bref, nous voilà au pied du mur ou plutôt de la fissure. Nous commençons à nous déséquiper et à chercher des places pour le matériel. Puis nous déballons la perfo, la trousse à Spits.

        Le rocher est particulièrement dur à cet endroit, et je trouve que la perfo ne tape pas beaucoup. Mais bon, la première marche est en place, puis deux et JL peut enfin sortir de l’eau. Tout s’enchaine bien, mais après la 4em, JL fait disparaitre les autres marches dans une fissure et pire, il n’arrive pas à les attraper ! Et m…e !Tant pis, je fini l’escalade pour poser des goujons et des Cabrits afin de mettre la corde de 12m en place. Je change la mèche, de 12 je passe à 8mm. Etant plein d’argile, je verrouille mal le mandrin et après le premier coup de perforateur plouf, la mèche au fond de la fissure et bien sur au plus étroit 20cm ! “Oh putain” mais ce n’est pas vrai d’avoir une poisse pareille !? JL “essaie” de trouver la mèche, mais rien. Pas d’amarrages naturels, la loose ! Je descends et essaie de retrouver en premier les marches. Chose faite en 20 secondes, elles sont sur un redan a -1m scotchées dans l’argile. Par contre, il me faudra bien 5minutes pour retrouver en apnée sur expiration, la mèche qui a roulée plus loin que prévu. Super, nous pouvons reprendre. Tout est parfait sauf deux choses, j’ai planté une marche un peu haute et il me manque un Cabrit pour finir de poser la corde.

        Nous posons tout et direction le S3 en filmant et prenant la topographie. Le décor est toujours aussi superbe. Nous repérons les éventuels départs à visiter, puis arrivés au S3, je prends la Gopro et mets mon masque. Il y a 20m de visi et je vois le porche d’entrée à -5,5m. Je suis trop léger et sans palmes, ce n’est pas la peine d’essayer un canard ! Je vais donc me tracter sur la paroi. Arrivé à l’ouverture, je me cale sous le plafond. Ouhaaaa !! L’entrée fait 4m x 3m et je vois à 20m. Superbe, que dire de plus ! Les coups de gouge sont gros comme des assiettes à soupe, magnifique ! Je prends le cap et remonte déjà, car il ne faut pas oublier de respirer ! Je retrouve JL et faisons demi tour. Nous rangeons le matériel et partons vers la sortie.

        Arrivé au croisement, je pose mon kit et dis à plus à JL qui sort. Je pars sécuriser avec un piquet (faute d’amarrage naturel) et du fil la première d’août. Une fois réalisée, j’avance un peu dans le conduit, mais faut avouer que ça “racle” comme dis Brice ! Allez direction la sortie avec le relais et le kit, quelle joie d’être à nouveau chargé comme un nyphargus !

        Je retrouve JL et traverse rapidement l’inter S2/S1. Il est convenu que je passe devant dans le S1 et que JL me colle aux palmes pour trouver la sortie (toujours pas équipée). Je m’engage et passe sans soucis avec le sac et le relais devant. Puis je sens le Jean-Luc dans l’ancienne étroiture qui me tend la main et me jette le bidon des batteries. Je veux lui faire comprendre qu’il se fourvoie, mais il est trop en stress pour écouter, réfléchir et comprendre !! J’essaie de sortir pour lui laisser la place, mais avec tout ce matos ça coince. J’y arrive et pas le temps de repartir le chercher qu’il est déjà dehors à grogner !!

       Nous retrouvons Philippe qui commençait à s’inquiéter, car cela fait 4h00 que nous sommes partis. Nous plions et discutons du travail réalisé, puis la nuit et le froid se faisant pressants, nous rentrons chacun chez nous.

                                 Merci à tous les deux.

     

    # 16/12/2011: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, FERCHAUD Philippe, Voyou.

        Nous nous retrouvons en début d’après-midi afin de faire de la prospection en surface. Suite à cela, je plonge afin de rouvrir les étroitures d’entrées.

                                                                                 

    # 17/12/2011: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, FERCHAUD Philippe, ROBERT Daniel, SOULAYRES Jean-Luc, VERLAGUET Frédéric.

         Aujourd’hui, nous partons en pointe. Le but est de plonger le siphon n°3. Étant donnée la morphologie du départ, j’ai prévu 300m de fil et un recycleur.

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        Le portage se fait dans la bonne humeur malgré la difficulté. Frédo mitraille dans les siphons et dans la superbe partie exondée en diaclase de 15m de haut. Notre photographe nous gratifiera au passage d’une chute sans conséquence pour lui mais plus embêtante pour une poignée du caisson photo. Une lame d’érosion, ayant cédée sous ses pieds, incite maintenant à la plus grande prudence. Bref, nous arrivons au S3 qui est à un niveau de crue importante. Nous déposons le matériel et je prépare le recycleur DIR.

     

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        Ma caméra GoPro Hero2 sur le casque immortalisera ces moments et cette plongée. Nous fixons une affichette « Exploration en cours ». Puis vient le moment de se quitter. Je traverse en premier lieu la fin de la diaclase à la nage, puis arrive proprement dit au siphon. J’amarre le fil et glisse dans la galerie. Étant en recycleur, l’équipement et la prise de la topographie se fait tranquillement et sereinement. La visibilité est très médiocre, de l’ordre de 2m.

     

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    Photos de cette partie Frédéric VERLAGUET.

        J’arrive a -8m devant la « bouche » béante repérée la fois précédente. La roche est magnifique, j’en profite au maximum. 15m plus loin le profil s’infléchit vers le haut et je fais rapidement surface. Superbe, une cascade de 4m se jette dans la vasque de sortie. Je sécurise le fil et décide d’aller prévenir les copains car seulement 48m nous séparent !

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    Cascade des lames.

       Arrivé à la mise à l’eau personne. Je gueule un bon coup et Jean-Luc arrive. Frédo et Dan font de la première dans un réseau supérieur. Je dépose mon recycleur et explique la configuration de la sortie. Puis je repars en ouvert.

       A la sortie du siphon, je trouve un endroit où déposer mon matériel et me dirige à contrecourant vers la cascade. Au passage je découvre un sous écoulement d’où arrive une forte quantité d’eau. Le courant est tellement violent devant cette ouverture qu’il me retourne le casque !

       Maintenant, je me trouve à escalader la cascade entre de splendides lames d’érosions. L’opposition est de rigueur car la place est restreinte.

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    Photos issues de la vidéo.

       S’en suit une magnifique galerie avec marmites, cupules d’érosion, roche déchiquetée, cheminée de plus de 10m. Une arrivée d’eau rive gauche ainsi que le « pissou » d’une cheminée sont les seules alimentations de la cascade.

       Plus en avant, j’arrive sur un autre siphon dans une galerie de beau calibre. L’écho est bizarre, il doit y avoir une voûte mouillante. Je cherche en marche arrière avec les pieds, mais rien de probant. La topo dans la poche, des images plein les yeux et plein la caméra, je rentre.

       De retour avec mes acolytes, petit compte rendu, puis remballage et sortie.

       Dan et Frédo ont réalisés deux escalades donnant dans un réseau supérieur avec arrêt sur rien. Une série de photo dans l’appareil et nous sortons après 8 heures sous terre.

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    Photos Frédéric VERLAGUET.

       Eric et Philippe nous accueillent et nous aident à remonter le matériel. Direction l’excellent gîte loué à la mairie d’Espagnac.

     

       Je remercie encore au passage Madame le Maire ainsi que tous les copains.

     

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    # 29/12/2011: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, FERCHAUD Philippe, Voyou.

        Ce jour-là, avant un repas officieux du GSI, je pars voir le terminus de Jean-Luc SIRIEX. Je décide de partir avec mon recycleur DIR en déstructuré afin d’aborder le laminoir terminal sereinement. La visi est excellente. J’arrive rapidement dans la diaclase à environ 300m de l’entrée et passe le premier passage bas après avoir gratté un peu.

        Le laminoir « lamine » et ça racle franchement. Je dois démonter ma caméra de sur la casque et poser la tête au sol pour passer. Sur la fin, le laminoir repasse en diaclase, je me dis que pour l’époque il avait envoyé en bi 12l poussé devant. La fin est à revoir car la visi s’est fortement dégradée.

       Lors du retour, je dois faire une halte forcée car une envie pressante m’envahit !! Dans l’inter S1/S2, je pose, que dis-je, je jette le matos et pose culotte !!! Attention cet inter siphon est maintenant classé ATEX !!

       Je sors donc avec 50 minutes de retard et me fait copieusement enguirlander.

       Rangement rapide car il fait très froid et direction Trassac pour une bonne poule au pot préparée par Philippe.

       Nous finissons tard dans la nuit un peu enfumés par la cheminé de Laurent.

     

    Thomas.

     

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