• Exsurgence du Bial 2013

     

    Exsurgence du Bial 2013

     

    Commune de: Espagnac saint Eulalie, LOT 46

    Coordonnées : 1° 52’ 27.2’’ E ; 44° 35’ 24.2’’ N

    Altitude : 174m

    Type de sol : Calcaire J1 Bajocien.

     

    Exsurgence du Bial 2013

    Exsurgence du Bial 2013

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       Photo Brice MAESTRACCI.                                                       Photo Frédéric VERLAGUET.

     Exsurgence du Bial 2013

    Photo Christian KUPIEC.

     

     

    EXPLORATIONS 2013

     

    # 02/01/2013: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, DIGHOUTH Mehdi, ENNDEWELL Catherine et Joël, FAURIE Frédéric, FERRAND Maryse et Vincent, HENAFF Claire et Yvon, MARQUE David, QUARTIANO Didier, SWIERCZYNSKI Céline et Frédéric, VASSEUR Frank, VERLAGUET Frédéric et Marie-Hélène, WATIEAUX Claude et Fabienne.

        Dépose de matériel par Frédo, Vincent, Fred et David à la sortie du S2 et devant le S3.

     

    # 03/01/2013: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, DIGHOUTH Mehdi, ENNDEWELL Catherine et Joël, FAURIE Frédéric, FERRAND Maryse et Vincent, HENAFF Claire et Yvon, MARQUE David, QUARTIANO Didier, SWIERCZYNSKI Céline et Frédéric, VASSEUR Frank, VERLAGUET Frédéric et Marie-Hélène, WATIEAUX Claude et Fabienne.

       Découverte du réseau et dépose des recycleurs et des bouteilles d’oxy par Frank et Mehdi devant le S4. Didou n’a pas pu passer les étroitures d’entrée.

    Exsurgence du Bial 2013Exsurgence du Bial 2013

      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Au premier essai, personne n’a pu passer. Après 50 minutes de creusement et de déblayage effectués par votre serviteur, Riri Fifi, mais pas Loulou ont réussi l’épreuve d’initiation et de passage obligé !!!

    Exsurgence du Bial 2013

    Photos Yvon HENAF.

       A leur sortie, ils avaient le sourire et ont apprécié le réseau. A noter seulement la présence de CO2 au pied de la cascade. Malheureusement, le S4 est encore amorcé. Mais au moins, nous le savons pour le lendemain.

      Merci à eux.

     

    # 04/01/2013: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, DIGHOUTH Mehdi, ENNDEWELL Catherine et Joël, FAURIE Frédéric, FERRAND Maryse et Vincent, HENAFF Claire et Yvon, MARQUE David, RICHARD Romain, SWIERCZYNSKI Céline et Frédéric, VERLAGUET Frédéric et Marie-Hélène, WATIEAUX Claude et Fabienne.

        Le grand jour est arrivé, la pointe.

       La veille, j’étais encore incertain car cela faisait une semaine que j’avais la crève. La plongée d’hier et surtout le "baume du tigre" vietnamien de Didou ont fait des miracles. Je suis fatigué, le nez rouge, mais c’est parti. La machine se met en marche.

       Je pars le premier avec mon bi4l trimix 17/25, une S80, une 4l alu et un kit matos. Suivent FredS, Frédo et Vincent qui m’accompagnent jusqu’au S4 et un au S5. J’ai encore du mal avec l’équilibrage des oreilles, alors j’y vais mollo. Le portage dans l’inter S2/S3 se passe plutôt bien. Nous avons de l’avance avec FredS, donc nous posons tout et allons aider Frédo et Vincent qui filme avec sa GoPro H2.

    Exsurgence du Bial 2013Exsurgence du Bial 2013

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photos Marie Hélène VERLAGUET.

       Une fois réunis devant le S3, petite pause puis feu. Le niveau est moyennement bas. Je passe sur ma 4l alu et à la sortie dépose mon matos et grimpe la cascade afin de hisser très rapidement le matériel pour que mes compères ne barbotent pas trop en statique dans la vasque.

       FredS monte m’aider et manque de passer en bas. Un de ses appuis de pieds a cédé et un bloc évite de peu Vincent en contre-bas. Ouf tout va bien. Une fois en haut, mise au point sur qui prends son matos pour passer post S4. Pierre, ciseaux, feuille ! "C’est toi qui t’y colle Fred".

       Le cheminement se déroule sans encombre et tout le monde en profite pour faire du tourisme sexuel heu visuel excusez-moi. Frédo trouve même plusieurs tests de petites étoiles de mer incrustés dans un banc de calcaire sous une arrivée d’eau en plafond.

       Au S4, nous retrouvons les trois kits déposés par Méhdi et Frank. Le déballage commence et j’équipe mon bi avec une barre de plomb et ses 2x2l d’oxy qui le transforme en "quadri de poche". Ensuite les instruments, le dévidoir, contrôle des recycleurs DIR. Tout est ok.

      Avant de me changer et d’enfiler ma combi SFteck spécialement conçu pour ce type de plongée (encore merci Franz !!), petit ravitaillement et hydratation. Le meilleur moment, l’enfilage du pénilex les mains pleines d’argile et de sable humm. Frédo m’aide à refermer les deux fermetures de la combinaison et nous enfilons nos scaphandres avec Fred. Les recycleurs resteront dans leurs kits pour le portage post S4. Le siphon est pratiquement désamorcé il ne fera que 10m de long à -2m. Vraiment dommage que nous ne puissions pas tous passer.

      Nous sortons péniblement de l’eau car la sortie se fait sur un pan incliné rocheux recouvert d’une fine pellicule d’argile. Je pose mon recyclo afin d’aborder plus facilement les ressauts à venir. Fred quant à lui en prend un et fera donc un aller-retour. Le S5 est à un niveau moyen soit 3m en-dessus de la première de novembre et encore 4m au-dessous de la première de Janvier 2012.

       Je sors les recycleurs et les mets en route. Je vérifie les gaz de mes deux VR3, puis accroche les DIR. Tests d’injections, tests de vanne "kiss", tests des adv, vérifications des consoles et hud. Tout est ok. Flushs avec mon TX 17/25 sur les deux usines à gaz. La GoPro H3 black est en route.

     "Aller Fred, j’y vais. A dans 4 heures maximum".

     "Vas-y biquet et fais nous ça bien" !

       C’est parti, je déconnecte avec le monde "extérieur". Je me concentre sur le passage de mes oreilles et sur les recyclos. La partie laminoir descendant est de son étroiture me pose problème car le sol est un pan de sable à forte inclinaison (30 à 40°) et il s’écoule vers le bas. Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour Eric ESTABLIE. Mais bon, il faut être prudent et ne pas se déconcentrer. Petit stop à -26m pour tester une fois de plus les recycleurs et mettre à niveau la PPO2 du recycleur redondant.

       La visibilité est de l’ordre de 15 à 20m, tout est au point « aller DELPECH au boulot ».

       Je rejoins rapidement mon ancien terminus vers -30m. Je suis bien à l’aise dans mon pyjama (car il n’y a pas d’autre mot pour caractériser une SFtech) ce qui facilite le palmage et les mouvements dans les passages délicats. Je raboute mon dévidoir de 300m en 3mm et ça fait tilt ! Tiens, mais il faut que je fasse la topo à partir de mon aladdin et non de mes VR3 si je veux être rigoureux sur les dénivellations. Je le sors donc de ma poche et le fixe à mon poignet. J’allume ma lampe de main et c’est réellement parti.

       J’enchaine les changements de direction et de profondeur, ce qui me prend beaucoup de temps pour lever la topographie qui se veut la plus précise possible.

       Je croise un éboulement de la paroi de gauche (sens courant) formant une petite salle, mais pas de suite de ce côté. Je poursuis dans le principal, descends de quelques mètres, puis je suis bien embêté par un virage plongeant. Les parois sont lisses, rien au sol pour amarrer. J’essaie sur un rendant, mais rien n’y fait. Résigné, le fil passera en pleine eau, point.

       Je poursuis et arrive au-dessus d’un puits magnifique menant à la zone des -45m. La roche change un peu mais les dimensions sont toujours de 4x3 au plus petit. (J’ai repéré un départ en plafond dans cette zone grâce à la vidéo). Teins, la galerie se sépare en deux au grès d’un long et large pilier. Je choisi le conduit de gauche, car il faut toujours passer à gauche (cf. Tintin au Tibet). Une dizaine de mètres plus loin, les deux galeries se rejoignent, un diverticule main droite (sens courant) est visité. S’en suit une longue partie magnifiquement monotone à -45m (-49m niveau haut) avant de déboucher dans une diaclase gigantesque de 3m de large pour 15m de haut. A sa base des rognons d’oxyde de fer pointent à travers la roche blanche. Des continuités en boyaux type trou de serrure se trouvent au sommet. Le tout pour une remontée de 12m ! Splendide que dire de plus, l’extase de la découverte. Je finis mon ascension et débouche sur une galerie large de 6 à 8m pour 3m de haut. Je déroule, je déroule et la galerie replonge lentement, mais inexorablement vers les -45m. Je me trouve dans une section De 6m de haut pour 3 à 4m de large. Le sol est d’un calcaire blanc magnifiquement corrodé, je viens de faire une visée de 30m et je vois à plus de 20m devant moi, mais il faut stopper. Et oui, plus de fil !!!! J’amarre et fais une floque afin de faciliter la jonction la prochaine fois. Un dernier coup d’œil à la suite qui continue de descendre. 75 minutes viennent déjà de s’écouler et je n’ai rien vu passer. Le terminus est donc porté à 522m dans le S5.

       Demi-tour direction la sortie et les paliers. Sur le retour, je décide de forcer un peu le palmage pour gagner du temps de palier. Grosse erreur, je commence à légèrement m’essouffler. Je bascule sur le recycleur redondant en descendant de la diaclase et cela passe lentement. Je reviens sur mon principal et calme le jeu. Mais mes sinus décident de s’inviter à la fête et je commence à avoir du mal à faire la dissociation bucco-nasale à cause de mucosités accumulées. Je passe sur circuit ouvert pour pouvoir me moucher plus facilement, mais je sais qu’à -40 et à 400m de la sortie, il ne va pas falloir jouer à ce petit jeu longtemps.

       Je repasse sur CCR et rentre tranquillement. Mais une fois mon ancien terminus franchis, j’ai vraiment du mal à respirer par la bouche et mon masque se plaque à chaque inspiration. A l’expiration, il y a plus de gaz qui sort par mon masque qu’il n’y en a qui repart dans la boucle. Ça craint grave ! Il me reste 150m avant la sortie, mais surtout plus de 1h30 de paliers ! Je décide de stopper ma progression chose que je n’avais pas faite jusqu’à présent. Je passe en circuit ouvert quitte à vider une 4l et me mouche, fais rentrer de l’eau dans mon nez, crache et ventile. Vous entendriez les sons de ma respiration sur la vidéo avant de passer en circuit ouvert, ça fait peur.

       Bref, je reprends tranquillement mon déplacement toujours en ouvert, puis je sens que ça va beaucoup mieux. Alors je repasse sur mon recycleur principal et ne le quitterais plus jusqu’à la sortie.

       Tiens la sortie parlons-en. Le passage étroit du laminoir de sortie m’a posé problème. J’ai dut gratter le sol et défaire un recycleur afin de pouvoir passer. Je l’avais pressenti dès mon arrivé au palier de -12m. Je le calculais de loin et bingo. Mais bon, je suis de l’autre côté et je commence les interminables paliers à -6m. Je me dis à tout moment je vais voir le Fred venir me voir ou Vincent ou Frédo. Et bien personne ? Je fais surface, personne.

       Je me déséquipe lentement, l’esprit un peu dans le vague pensant à ce terminus "arrêt sur rien". Je dépose mon dorsal et range tout le reste du matériel. Emballage des recycleurs, du petit matos, des ordinateurs. Toujours personne, je commence à m’inquiéter. Punaise si cela se trouve le Fred a voulu attaquer l’escalade repérée par Frédo et il s’est vautré le c… Je décide d’aller voir, mais rien et surtout pas son matos de plongée.

       Ok, j’ai compris, il est avec les autres et le kit de bouffe !!! Je repars chercher mon dorsal et le kit petit matos. Je décide de laisser les recyclos car je ne veux pas trop forcer juste après ma décompression. Je récupère ma 4l alu et traverse le S4. Et merde, personne à la sortie !? Je retire ma cagoule et les entends plus loin au point chaud. Je gueule un coup et cela me surprends car ça fait plus de 4 heures que je n’ai entendu le son d’une voix.

       Ils arrivent et je tends fièrement le dévidoir vide. C’est la joie partagée pour tout le monde. Ils m’aident en prenant ma bouteille, le kit et le dévidoir.

     "Ça c’est fait !"

       Nous discutons en refaisant le match, puis Vincent part post S4 récupérer mes DIR (merci mon petit Vincent). L’heure et à la restauration quatre étoiles… Bolino et café. Le Bolino hachis Parmentier, on dirait du dégueulis couplé à des croquettes pour chat !! Que du bonheur à 1.2km de la lumière du jour.

       Nous emballons tout (mais beaucoup moins bien qu’à l’aller) et nous nous dirigeons vers la cascade. Le FredS nous a déjà faussé compagnie et nous ne le reverrons que 3h plus tard dehors !!

       Pendant que Frédo fait des va-et-vient de part et d’autre du S3, avec Vincent nous descendons le matériel. Puis, je repars au S4 chercher un kit contenant la bouffe, et les bouteilles d’oxy. Nous voyons arriver un plongeur pensant que c’est Frédo et bien non c’est Coco qui a troqué le matos de Frédo pour passer voir derrière le S3.

       Nous sortons tous et retrouvons Mehdi, David, FredF, et Frédo. Ça fait plaisir de voir du monde. Nous transportons tous le matériel, non sans peine, au S2. Merci les gars pour cette entraide du bout du monde. Frédo immortalise cette partie du portage en nous filmant et en faisant une petite interview.

       Mais il est temps de sortir. Nous partons en premier avec Vincent chargés comme des mules. La visi dans le S2 est pitoyable, mais aucune erreur avec le rééquipent réalisé en amont. Je fais surface exactement 14h après mon départ. Tout le monde applaudit, je suis un peu gêné, puis arrive dans la foulée Vincent.

       Nous expliquons tout avec le plus de détails possible, puis nous partons nous changer. Merci à Romain et Eric pour le coup de main à la remontée du matériel aux voitures. Merci à Maryse et à Marie-Hélène pour la musique dans le porche d’entrée !!

       Une heure plus tard, la suite des troupes fait surface avec FredF en tête suivi par David et Mehdi fermant la marche. Et ça rigole, et ça tchatche tant et bien qu’il est près de 1h du matin quand nous arrivons au gîte pour manger.

       A notre arrivée, je vais rassurer Claire et Yvon qui sont déjà couchés. Ensuite direction la salle de banquet ou nous fêtons la réussite en ripaillant.

       Puis, il est temps d’aller se coucher et personne ne se fait prier. Bonne nuit les petits !

     

    Exsurgence du Bial 2013

    Exsurgence du Bial 2013

    Profil de plongée du S5.

     

     

    # 05/01/2013: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, DIGHOUTH Mehdi, ENNDEWELL Catherine et Joël, FAURIE Frédéric, FERRAND Maryse et Vincent, MARQUE David, RICHARD Romain, ROUCHETTE Laurent, SWIERCZYNSKI Céline et Frédéric, VERLAGUET Frédéric et Marie-Hélène.

       Cette matinée nous sert à récupérer le matériel resté dans le S1 et S2. Laurent arrive en renfort. Ce sera Mehdi, Joël, David, Romain et Laurent qui ferons le "sale boulot".

       En un voyage chacun, ils ramèneront les 8 charges restantes dont le caisson de Frédo qui malheureusement a pris l’eau. Le caméscope est hors d’usage et les images définitivement perdues ! Comme le dit David

    "On ne filme pas un mariage" !!

       Merci à tous les cinq car les conditions de visibilité étaient difficiles voir très difficiles. Nous finissons de tout remettre en place, puis nous rentrons prendre le verre de l’amitié et le repas de clôture au gîte.

       Encore une fois merci à tous pour votre engagement et votre participation à cette aventure. J’espère que tout le monde aura pris plaisir à partager ces moments.

       A très bientôt pour la suite.

       La suite, il faut en parler. Il est prévu de pousser le terminus dans un futur très proche. Il a été décidé de rester sur la configuration double recycleur pour le pointeur, mais de lui rajouter un scooter afin de naviguer plus facilement sur la distance importante du S5. Ceci minimisera grandement les risques liés à une longue décompression suivis d’efforts importants.

     

    # 24/05/2013: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, ERB Alfred, ENNDEWELL Catherine et Joël, FAURIE Frédéric, MAESTRACCI Brice, VERLAGUET Frédéric.

       Cette journée est dédiée à la dépose d’une partie du matériel devant le S3 afin de préparer plus sereinement la pointe du lendemain. Au total, ce seront 5 charges qui arriveront au “dépôts”. Mais avant cela, FredF et moi-même passerons 1h40 à agrandir le passage d’entrée.

    Exsurgence du Bial 2013Exsurgence du Bial 2013

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photos Catherine ENNDEWELL.

       Une fois cela réalisé, Brice va post S3 afin de mettre en place des amarrages ainsi qu’un palan. Ceci permettra de monter et descendre le matériel au niveau de la cascade des lames en sécurité. Il remarquera une légère présence de gaz au niveau de l’eau.

       Au retour, nous ferons du film avec la caméra et les éclairages de Brice.

       Tout est prêt pour la pointe !! Alors nous rentrons pour accueillir le reste des copains et pour casser la croûte avant de finaliser le plan d’attaque.

     

    # 25/05/2013: DELPECH Thomas, ERB Alfred, DIGHOUTH Mehdi, ENNDEWELL Catherine et Joël, FAURIE Frédéric, LACROIX Olivier, MAESTRACCI Brice, MARQUE David, RIBERA Michel, RICHARD Romain, VERLAGUET Frédéric.

       De bonne heure, nous attaquons par un copieux petit déjeuner qui doit tenir au corps. Ce sera les pates de la veille ainsi que des céréales piquées à David. Oh le pauvre petit il lui faut ses frosty’s le matin !!

       Bref, direction la source. Les mauvaises nouvelles commencent, Daniel et FredS ne viennent pas ! Laurent et Hervé non plus ! Le Brice à une oreille en moins et déclare forfait ! FredF nous quitte prématurément pour une astreinte conjugale. Bon ben il manque la moitié des effectifs de pointe. Va falloir faire malheureusement avec !

       Donc nous nous répartissons la suite du matériel à transporter. Les préparatifs seront longs et fastidieux. Au final, nous sommes très en retard sur le planning et surtout nous sommes terriblement chargés et nous n’avons pas encore récupérés le matériel devant le S3 !!

       La visibilité est très médiocre et plusieurs personnes découvrent la source. Pour que tout se passe bien nous irons très lentement dans le S1 et S2. Une fois dans l’exondé, nous partons en tête avec Olivier sur un bon rythme. Puis je repartirais aider les autres au portage.

       Nous voilà devant le S3, tout le monde est prêt. Nous partirons en léger décaler afin de ne pas attendre bêtement en surnagent au pied de la cascade.

      J’hisse la moitié du matériel avant de me faire remplacer car il faut que j’en garde pour la pointe. Olivier prendra le relai, mais nous sommes déjà sournoisement touchés par les effets du CO2. Je pars faire une première dépose, mais je suis très vite ralenti par un manque de souffle et d’endurance.

     “Oh, mais que ce passe t’il ” ?

       J’arrive au S4, mais encore une fois, le sort s’en prend à nous ! Il est amorcé. Il va falloir porter un bi supplémentaire ! Je rejoins les copains qui sont bien mal en point sauf David qui a encore la pêche ! A tous les deux, nous prenons 4 charges et filons déposer tout cela au plus vite. Avant, petite pose snikers pour reprendre des forces.

       Ça y est nous voilà tous rendu au S4. Le Frédo a envie de vomir, Olivier n’est pas très bien, Michel bof et il a mal aux pieds. David ok et moi ok, De toute façon, il faut bien motiver les troupes qui ont déjà faillis faire demi-tour menées par Frédo !! Bon, je propose de se poser et de manger pendant que je me prépare. Il me passe par la tête l’idée de tout laisser là et d’abandonner, mais David sort l’arme magique. Une enceinte lecteur MP3 !!?? Et il met une superbe musique d’ambiance zen. Ça détend et fait oublier le mal de tête.

       Pendant que Frédo fait à manger liquide, je déconditionne et prépare tout le matos. Mise en place du pénilex et de l’étanche, tout est prêt. Ils font une tête d’enterrement !

     “Merde, il va y aller ce con ” !!

       Je me mets à l’eau et le seul volontaire pour me suivre est mon camarade David qui enfile un bi4 en vitesse. Mise en place du Bonex, les recycleurs encore dans leurs sacs accrochés, le dévidoir, une 4l diluant air, le bi4 TX 15/32, les deux 2L oxy et un mini kit. Tout est ok.

    “Frédo, peux-tu m’ouvrir les bouteilles stp ” ?

        Et là, l’estocade finale ! Un joint HP oxygène lâche. Evidemment, j’ai tous les joints qu’il faut sauf celui-ci ! C’en est trop, les voyants sont au rouge et je finis par prendre conscience de toutes les mises en garde qui s’accumules. Le manques des collègues de pointe, le gaz, le mal être des camarades, et le matos.

       Mais mince pourquoi tu ne nous veux pas aujourd’hui ? Après tous ces préparatifs depuis t’en de semaines. Non, nous ne méritons pas cela !

       Dépités, je redonne tout le matériel et il est amené hors crue au dépôt. Je le reconditionne et décide de le laisser ici pour des jours meilleurs. Seul le Bonex loué à Oli et le bi4 de David seront ressortis. Je prends un soin tout particulier à refermer et conditionner mon étanche toute neuve.

       Dégoutté pour ma part et soulagés pour d’autres, nous prenons le chemin du retour. Nous repassons le S3 et retrouvons de l’air frais.

       A partir de là, je prends deux charges dont le scooter et pars à font de calle afin de prévenir la seconde équipe qui doit être en train de se préparer à venir nous chercher. Maintenant, je ne reverrais mes camarades gazés que 2h30 plus tard à l’extérieur.

       Dès ma sortie, je courre au parking. C’est la stupeur !

     “Mais qu’est-ce que tu fais là ” ?

    “Que s’est-il passer ” ?

    “Tout le monde va bien” ?

        Oui ça va physiquement du moins. Mais c’est un gros coup de massue qui s’abat. Romain et Méhdi sont là. Ils arrivent de Brive et Millau, tous ces efforts et cette énergie pour rien ou pas grand-chose. Bon ben faut assurer la suite maintenant. Nous attendrons impatiemment les autres qui arriveront au compte goute. Une fois tout remonté aux voitures, nous rendons sa liberté au trou du diable qui aujourd’hui portera bien son nom !

        Il est tard, et nous rentrons au gîte manger et passer la soirée ensemble faute de la passer dans la grotte. Nous sommes encore empreint au mal de tête et vu ce qui se boit, ce n’est pas prêt de s’arranger !

        Plusieurs personnes repartent dans leurs foyers malgré l’heure très tardive. Voilà c’est terminer pour cette fois. Elle a gagné, il faut s’incliner et rester humble.

       Merci à tous les participants heureux et malheureux de cet épisode. Je suis désolé de vous avoir fait déplacer à travers la France pour ce résultat. Mais cela fait plaisir de vous voir et d’avoir passé ces deux jours ensemble.

       Bises à tous.

     

    # 07/06/2013: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, FAURIE Frédéric, VILATTE Hervé.

      Nous revoici à pieds d’œuvre. Après les déboires de l’autre jour, nous venons pour faire des aménagements. Ils auront pour but de faciliter le transit des charges entre S2 et S3 au niveau de l’avant dernière diaclase.

       Pour se faire, nous allons poser plusieurs spits de part et d’autre de la diaclase. Puis, nous les relierons avec une chaine. Ceci créera des marches artificielles qui nous seront très utiles.

       Avec Eric, nous posons les deux premiers amarrages, puis nous laissons la main à Hervé et Fred pour qu’ils puissent planter leur premier spit. Je vous rassure, nous ne leur mettrons à peine la pression lors de la pose !!!

       Ensuite, je relie les parois avec les chaines et teste la résistance. Cela craque, se tort, se met en place mais tient. Parfait, du bon boulot de fait.

      Sur le retour Eric remarque un petit départ haut en paroi. Il daigne y grimper, donc je me dévoue. L’escalade est assez simple. J’atterris dans un petit méandre et ressort 10m plus loin en-dessus de la grande diaclase du départ. Une fois cette jonction faite, je retourne pour descendre. Mais cela est assez sportif et je manque de tomber de 6m de haut. Ça aurait fait désordre !!

      Je laisse mes petits camarades sortir pendant que je vais filmer et revoir le terminus SIRIEX. La visi est excellente, je passe la première restriction sans soucis. Ensuite, le laminoir se passe plutôt bien. Je pense avoir trouvé la suite entrevue il y a un an et demi. Puis la diaclase terminale ou comment faire du coller serrer à 400m de la sortie. J’ai du mal à remonter tellement elle est étroite. Je dois mettre mon casque de profil et les bras en avant pour pouvoir passer. J’arrive à l’air libre. La diaclase continue sur 5 à 6m en-dessus de moi. Sur ma droite, il y aurait la possibilité de passer car la section s’élargie et il me semble percevoir un début de conduit. Mais je ne peux pas poser mon matériel car il n’y a aucune prise ou aspérité. Et si j’échappe les bouteilles, il faudra aller les récupérer 8m plus bas après l’étroiture !!

      Demi-tour, direction le laminoir. Mais je rêve ! Ce conduit plein de coup de gouges, il n’est mentionné nulle part ! C’est vrai qu’à l’aller il se cache derrière une arrête rocheuse. Super, de la première gratos !!! Je m’engage sans poser de fil car cette fenêtre est plein rocher. De plus, je ne compte pas trop m’attarder au vue de la consommation. Je fais 6m et arrive à un croisement perpendiculaire de fractures étroites. Je descends sur 2 mètres et stoppe là car c’est étroit, et je suis sure qu’il y a une communication avec le départ que j’ai repéré dans le laminoir. Il me semble plus facile de passer par là. La topo et la vidéo prisent, je vais voir dans le laminoir.

      Le passage est très bas et le sol couvert d’argile. Par contre, le courant vient bien d’ici car un chenal laisse apparaitre des graviers propres. Je décide de mettre du fil pour assurer le retour qui va se faire dans la touille. Aller op, le spool clampé sur le principal, je m’engage. Je parcoure péniblement 5m et arrive sous le croisement de diaclases précédemment cité. Je stoppe ici car je serais un peu juste en gaz si le retour se passe mal.

      Et j’ai eu du nez car le retour va mal se passer ! Je sors de ce passage et récupère mon fil. Puis je me dirige vers le laminoir. Je le franchis en raclant sévère et à sa sortie, je n’ai plus ma gopro 3 sur la tête !! Non ce n’est pas vrai !! Bon il faut absolument que je la retrouve, mais la visibilité est très mauvaise. Ne sachant pas si elle flotte ou coule, je cherche au sol et au plafond. Je repasse dons le laminoir et rien en vue. J’espère qu’elle n’est pas montée dans une fissure. Demi- tour on recommence. Allez 20m de laminoir et devinez quoi, je la retrouve posée au sol juste à la sortie. Super !

      C’est décidé je rentre au bercail. Je récupère ma bouteille de secours et sors.

      Une fois dehors, nous sommes bien contents de ce petit tour entre copains ainsi que de la première réalisée.

     

    Exsurgence du Bial 2013

     

    # 28/06/2013: DELPECH Thomas, VILATTE Hervé.

       Nous partons en duo avec Hervé pour filmer avec sa caméra et aller vérifier la présence de gaz post S3. De plus, il découvrira ainsi la suite du réseau. Le parcours se déroule sans encombre. Une fois au S3, nous montons nos détendeurs sur les 4L restées ici depuis la pointe avortée. Le siphon est bas et l’eau translucide. Arrivé de l’autre côté, j’escalade et envoie une corde à Hervé pour qu’il puisse s’en aider. Pour le moment aucune présence de gaz perceptible. Nous parcourons le conduit en parlant de Joël qui nous a fait un coup de moins bien non pas à cause du gaz, mais à cause de ses médocs. Bref, nous en prenons plein la vue car il faut bien l’avouer, cet inter siphon est probablement l’un voir le plus beau du Lot. Nous arrivons au dépôt. Chouette, les recycleurs sont là ainsi que le reste du matériel. Mais où est mon sherpa rouge avec la Sftech? Non ce n’est pas possible, personne n’est venu la volée et puis ils auraient pris les recycleurs plutôt !!??

    “Attends Hervé, j’ai une idée ” !

    “Viens allons voir le S4 ”.

      En effet, il est désamorcé. Je pense à ce moment qu’une crue à fait monter le niveau et que le sac est reparti avec la décrue. Bingo, il est à la sortie du S4 encore flottant. Je suis rudement content de l’avoir retrouvé! Oui mais maintenant, dans quel état est la combinaison. Pour le moment, nous allons au S5 pour visiter. Il est toujours superbe. Puis nous nous attardons au pied de l’escalade repérée par Frédo en Janvier. Il est claire que ça continu, mais il va falloir des cordes pour poursuivre.

      Une fois remis au sec, j’ouvre le sac. L’étanche est là trempé la pauvrette ! Cela doit faire un bon mois qu’elle surnage ainsi. Je l’ouvre et stupeur elle est aussi sèche que le jour où je l’ai mis en kit ! Je suis ravi et rassuré par la même occasion. Maintenant, au tour des recycleurs. Je les déballe et les démarre. Ils fonctionnent et répondent parfaitement. Super nous allons pointer !!

      Maintenant j’en suis sure. J’avais émis l’hypothèse que lorsque le S4 est désamorcé, il se créé un courant d’air qui monte dans la cheminée à escalader. Ce jour, nous avons de l’air très frais et un léger courant d’air. L’hypothèse est confirmée.

      Nous sortons tranquillement après avoir passé la journée sous terre. Nous retrouvons les ENNDEWELL pour casser une petite croûte au soleil. Moment bien sympathique ma fois.

    Exsurgence du Bial 2013 Exsurgence du Bial 2013

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photos Catherine ENNDEWELL.

     

    # 06/07/2013: DELPECH Thomas, VILATTE Hervé, SWIERCZYNSKI Frédéric.

       Nous y sommes, le grand jour est arrivé. Le Marseillo-Bordelo-Polonnais a fait spécialement la route, en moto, depuis Marseille avec les rouquilles de 9L et un S80 sur les sacoches !! Ce type est fou, mais ça fait rudement plaisir de le voir (oui oui de le voir car l’entendre c’est autre chose). Hervé est plutôt prêt et moi je suis à donf.

       Nous avons la visite matinale de Fred MARTIN, Yopi et Jojo qui passent nous souhaiter bonne chance et bon courage. Merci à eux.

       C’est parti, la bouffe, le scoot, les ordinateurs et autres lampes dans le kit, mais aussi détendeurs et joints oxy. Nous arrivons rapidement devant le S3 et préparons les 4l pour traverser. Puis la routine, escalade et portage. Le S4 est un peu remonté, mais il nous laissera quand même passer sans plonger. Préparation, pose du préservatif, enfilage (de l’étanche), réparation des fuites.

    "Ah y est je suis prêt !!!"

       Nous portons le matériel au S5. Je calibre les recycleurs, mets en place mes lampes, flush trimix, c’est bon les gars. Petit point sur l’horaire et récupération du Bonex. De peur de manquer comme la fois précédente, je pars avec 500 mètres de fil. Il est 14h40, cela fait 5h que nous sommes partis. Hervé filme le départ. Je m’immerge. Run time calé sur 4h00, 4h30 de plongée si le siphon ne descend pas plus profond, si je n’ai pas de problèmes mécaniques ou physique, si le passage reste possible et si je déroule tout le fil ! Ça en fait des si.

       Pour le moment, je fais un "reset" avec le monde extérieur. Je me concentre pour passer le premier laminoir descendant qui me hante depuis des mois. Car il faut le dire quand même c’est risqué au vu du monticule de sable qu’il y a 12 mètres plus haut. Je fais passer le scoot en premier, puis m’engage en marche arrière en essayant de ne pas trop déstabiliser l’ensemble. Je racle, mais passe plus facilement que prévu. Je suis soulagé. Ensuite, je descends gentiment jusqu’à la cote -30 mètres où je ferais un stop afin de vérifier mes recycleurs ainsi que la caméra. Maintenant c’est la chevauchée folle. 20 minutes pleine balle ! D’ailleurs, je taperais, par deux fois, assez fort à l’intérieur de virages négociés un peu trop serrés. Je prends mon pied, plus de 20 mètres de visibilité et aucun effort à fournir, mais aussi aucune réflexion à avoir, juste en profiter et encore en profiter.

       Le fil est décroché à deux endroits, ce qui atteste du courant qui doit y avoir malgré la section imposante du conduit. Je contrôle au passage un départ repéré sur la vidéo qui ne donnera rien.

       J’arrive à mon terminus. Je raccorde mon dévidoir et le travail commence. Fini la récréation. Je déroule rapidement 25 mètres puis remonte un peu. La galerie devient plus plate et plus large. Je distingue à 20 mètres d’énormes blocs qui obstruent partiellement la galerie. J’arrive à leur niveaux, ils sont gros comme des voitures et proviennent d’un effondrement d’une paroi de diaclase. Je trouve un passage côté droit. Aie, je vois les prémisses d’une descente et d’un laminoir. Je finis de prendre la topo et m’approche lentement. Je suis à -45 mètres et j’ai bien fait de prendre un trimix chargé en hélium. Je visite une fracture à ma droite, mais pas de suite. Je vois une dune de sable au sol avec des Marques d’écoulement. Le courant vient du laminoir ! Je passe un premier passage bas et dépose scooter et dévidoir. Je prends le temps d’observer. La largeur de galerie est de 4 mètres, la hauteur varie entre 20 à 50 centimètres. Mais il n’y a aucun passage direct, il va falloir zigzaguer comme sur une route de montagne à cause des dunes. Je m’engage, le sol composé de petits graviers ronds comme des billes roule sous moi. Je stoppe, je suis à -50 mètres. Je vois le bas du laminoir qui doit être à -60 mètres l’inclinaison est de l’ordre de 40 à 45°. Au fond, il y a du noir qui me dis viens, viens. Je réfléchis 2 secondes au fait de forcer pour descendre, mais des coulés de sable mêlées aux graviers descendent toutes seules sans crier gare. J’arrête sans regret à ce point. Je remonte récupérer le bobineau et le scooter. Puis amarre fermement le fil sur une pointe rocheuse. Je peaufine mes notes et ramasse une poignée de cailloux en forme de pièces de monnaie. Juste après, je découvre un reste de dent de grand herbivore que je récupère. Puis, un peu déçu de ce peu de découverte pour tant d’efforts et de douleur, Je rentre rapidement en pensant aux copains qui sont dans le froid. (Et qui en fait s’amusent !!)  

       Le retour sera rapide. Juste un arrêt pour aller voir une remontée qui mettait un doute à Frédo sur la vidéo. Mais rien d’autre qu’une alcôve ébouleuse. J’arrive en bas de la sortie. J’ai 40 minutes de paliers avant la surface. Je commence à mentaliser le passage à -12m. Comme j’ai 5 minutes de paliers juste devant, je commence à réfléchir. Le scoot devant et hop il est passé mais redescend avec du sable. Deuxième essai, ce sera le bon. Puis en ce qui me concerne, j’aurais du mal à passer car il est plus commode de descendre avec du sable, que de remonter contre du sable. Enfin je parviens à sortir et poursuis ma déco. A -6 mètres, je trouve le casque d’Hervé qui filme et dont les lumières sont encore allumées !? Je le récupère et sors après 30 minutes à -6m.

       Personne en vue, je les appelle, mais rien. Je me déséquipe et commence à ranger. Puis je prends un recycleur et vais les rejoindre. Ils sont surpris de me voir si tôt, mais assez satisfaits aussi.

    “T’as pas trouvé mon casque ” ?

    “Ah non Hervé, pourquoi j’aurais dû ” !?

       En fait, il a échappé son casque juste derrière moi en me filmant au départ. Ensuite il n’a pas réussi à descendre en apnée pour le récupérer malgré l’aide de Fred qui lui a préparé un kit plein de sable pour faire du lest !! Je vous le dis on en reparlera dans 20 ans de celle-là !!

       Nous discutons tout en mangeant des raviolis froids car :

    “DELPECH c’est quoi ce kit de bouffe ! Il n’y a même pas de briquet pour le réchaud” !

    “Normal, il y a une pierre à feu, dans une grotte une Pierrafeu ça le fait ” !

    “ Ça va, ça va, on est vraiment des buses ” !

       Une fois des forces reprises, nous allons chercher le reste du matériel afin de le mettre en sécurité, puis je me change. Nous partons avec, le Bonex, mon bi4l de trimix et les 2L d’oxy plus palmes et dévidoir. Ce qui nous vaudra quelques sueurs. Sinon, le retour se passe plutôt bien et nous sortons en fin d’après-midi les bras chargés de kits. Nous sommes en avance sur le timing, mais jojo ne tarde pas à arriver aux nouvelles. Nous rangeons et Le Fred reprend la route direction Marseille, quand je vous dis qu’il est dingue !! Après, nous finissons de ranger et de nettoyer, puis à notre tour, nous rentrons. Pour ma part, avec un sentiment mitigé entre l’aventure vécue et partagée pendant trois ans qui se termine malheureusement et le sentiment de pouvoir passer à autre chose.

       Merci à mes deux compères pour la franche partie de plaisir et de rigolade au fond de ce magnifique réseau perdu au beau milieu des classiques du Lot.

       Deux séances seront nécessaires pour sortir tout le matériel de cette pointe, et en plus, à chaque fois, Eric réalisera deux escalades prometteuses devant le siphon 3 et le siphon 5.

       Nos explorations auront permis de mieux découvrir cette résurgence "oubliée’’ du Lot. Cette équipe hétéroclite nous aura permis de passer de grands moments à seulement à deux pas des grandes classiques du Lot.

    Exsurgence du Bial 2013

     

     

    # 10/07/2013: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, ENNDEWELL Joël.

       De bon matin, nous nous retrouvons avec Eric afin d’aller chercher un maximum de matériel resté dans la source. Il reste les recycleurs, ma combinaison, le kit point chaud secours, la nourriture, 5 bouteilles de 4L et des plombs. Beau programme non !

       Arrivés devant le S3, nous préparons des 4L pour pouvoir traverser le siphon. Sans palmes, Eric aura du mal. Nous escaladons la cascade et je fais découvrir le réseau au petit !

       Nous avons de la chance, le S4 est encore tout juste désamorcé. Nous allons donc au S5, sur le retour nous visitons l’escalade du Frédo. Eric se la sent bien et en quelques minutes il arrive à passer dans l’étage supérieur. Il s’agit d’une conduite forcée de bon calibre. Le sol n’est qu’argile plus ou moins souple. Arrivé à une bifurcation, la voie de gauche est assez étroite, Eric prends donc celle de droite. Après une vingtaine de mètres, il stoppe sur rien ! Allez l’autre partie et 10m de mieux ! Super, il vient de faire 35 à 40m de première avec arrêt sur rien des deux cotés.

       Maintenant, le problème est tout autre. Le Sanglier fait le chat en haut de l’arbre !! Il n’arrive pas à descendre en sécurité à cause de l’argile accumulée sur les parois et sur lui. Après cinq bonnes minutes de cette comédie, je lui dis de s’approcher au maximum de moi. Je suis monté sur une margelle et peut lui attraper une jambe.

     “Eric tu es prêt ” ?

    “Prêt à quoi ” ?

    “T’occupes ” !

       Je lui attrape la jambe et lui dis de lâcher ses prises et de se plaquer au sol. Je tire et le récupère au vol au niveau de la taille.

    “ Ça y est t’es sauvé mon chaton ” ! 

       Après ces émotions, nous allons au dépôt pour casser la croûte et manger chaud. Hum, les raviolis au réchaud au bout du monde ça fait plaisir. Ensuite nous remballons et enkittons. Nous prenons chacun un recycleur ainsi qu’un sherpa bien lesté. Nous privilégions le fait de ne faire qu’un voyage mais chargés au maximum.

       A la cascade, Eric reste en haut et je file en bas pour réceptionner les colis. Nous nous équipons et commençons à faire passer le matériel de l’autre coté du S3. Eric a vraiment du mal à passer le S3 et il n’est pas à l’aise. Je décide de faire transiter seul le matériel. Au total, j’aurais franchi 8 fois le siphon. J’ai les oreilles en vrac, il était tant d’arrêter. Nous déposons les 4L et conditionnons les kits pour assurer le portage et la sortie. Avec deux charges chacun, nous allons lentement mais surement. A la sortie de la diaclase finale, notre Jojo national, nous attend. Nous sommes presque synchro car il est là depuis 15min. Nous chargeons le sherpa combinaison avec 10kg de plomb et le donnons à Joël qui le mènera à la sortie du S2 au scoot. Eric part avec un sherpa, et le troquera à jojo au milieu du S2. Moi je me récupère les deux recycleurs et les rejoinds. Nous ne pouvons faire plus aujourd’hui, nous reviendrons pour la suite.

       Le vas et vient commence entre S2 et S1 car le niveau est très bas. Là nous y laisserons beaucoup d’énergie. Enfin, le S1, la sortie ! Nous cheminons péniblement avec tout ce matériel, mais nous y arrivons. Les étroitures seront délicates à passer, mais nous y sommes. Mission accomplie !

       Nous remontons tout puis petit casse croûte et à bientôt les copains.

    Exsurgence du Bial 2013

     

    Exsurgence du Bial 2013

    Exsurgence du Bial 2013

     

    # 07/10/2013: CABRIT Eric, DELPECH Thomas, Voyou.

       Mission II, finir d’extraire le matériel, mais aussi faire une escalade devant le S3. Le duo de choc est de nouveau à pieds d’œuvre. Nous partons avec chacun un sherpa avec le matos d’escalade. Le niveau est très très bas. Cela promet pour la sortie avec toutes les charges. Nous avons au bas mots 30m de visibilité. Que du bonheur !

       Nous voilà au S3. Eric se prépare pour l’escalade et sort le perfo pendant que je commence à mettre les deux bi 4L et les bidons de nourriture dans les kits. Après 1 heure, Eric a progressé de 20m. La montée est compliquée à cause de l’argile abondante au sol. Il stoppe sur un replat sous une cheminé propre d’à peut près 20m aussi. Nous sommes obligés d’en rester là car nous n’avons plus de corde. Eric me dit de monter voir, mais vu son état, je refuse l’invitation. Je verrais bien la prochaine fois. Cette voie reste prometteuse car il semble y avoir un léger courant d’air.

       Nous rangeons tout et nous sommes une fois de plus lourdement chargés. Arrivés au S2, je descends à l’eau et demande à Eric de me passer les sacs afin de les équilibrés. Pour se faire, nous utiliserons les derniers plombs à ressortir. Nous sommes à peu près équilibrés, enfin les kits pas nous !! Je me charge d’une cinquième 4L appartenant à Olivier et c’est parti, direction la sortie. Nous sommes très ralentis, mais nous avançons sans trop de difficultés.

       Maintenant nous attend plusieurs allez retour entre S2 et S1 pour convoyer notre bardas. Au passage, je récupère un plomb que j’ai trouvé à l’aller ainsi que la lampe de Jojo perdu voici deux mois. Nous sortons sans trop de difficultés malgré les étroitures. Eric laissera son sac devant elles et je repartirais le chercher après.

       Petit coup de jambon du Sanglier avec du bon pain ça fait plaisir !

       Maintenant dispatching des affaires qui repartent dans les Pyrénées et "Audichihatz" sous la pluie.

     

       A bientôt source bleue !!!

     

    Exsurgence du Bial 2013

     

    DELPECH Thomas.

    Groupe Spéléo Immatures

     

    Exsurgence du Bial 2013Exsurgence du Bial 2013